C'est donc la première course que j'abandonne. Sortie par la petite porte, à mi-parcours après 5h45 d'une rando-course qui n'en finissait pas. Pas possible de se motiver dans les conditions de course rencontrées, et je ne parle pas du froid, de la neige, du verglas, de la nuit, du dénivelé des portions de bitume (tout ça c'était connu et/ou anticipé) mais d'autre chose...
Un week-end entre potes...
Tout commence tranquillement avec un iDTGV Paris-Lyon, départ 11h43, à manger des pâtes et boire du malto. Ah ben non, pas de malto il est resté à la maison! N'oublier que cela quand on a mille trucs à emporter c'est déjà super! Donc, je retrouve Morgan dans le train, on discute un peu et puis c'est l'heure de la sieste...
Correspondance directe pour Saint-Etienne depuis Lyon-Perrache, rapide, propre, nickel!
Je suis dans les premiers à arriver au Parc Expo de St Etienne, littéralement désert à cette heure. Tant mieux. Le retrait du dossard est immédiat.
Le temps de faire un (rapide) tour du (petit) village exposant et je vais discuter avec Nicolas qui m'a mis de côté une paire d'EzyShoes ("chaînes à neige" pour chaussures) que la météo rend indispensable.
N'ayant pas retrouvé mes guêtres S-Lab, je profite du stand Lafuma pour en acheter une paire, un modèle plus couvrant aussi...
Une fois le matos complété, il ne reste plus qu'à patienter presque 8 heures avant le départ. Heureusement, il reste des transats libres devant la scène et l'écran géant de hall A. Je m'y cale pour faire la sieste, protégé du froid, de la lumière et du bruit...
Les copains arrivent au fur et à mesure, ainsi que l'heure du dernier repas de pâtes, re-sieste puis il est temps de se changer. Avec Nico, nous avons des objectifs similaires et décidons de prendre le départ ensemble.
Entre temps, des milliers de coureurs sont arrivés, l'ambiance s'est réchauffée elle est devenue électrique et la scène face à moi s'est animée : spots et présentation de diverses courses, remise de prix dont je comprends pas bien l'utilité, morceaux choisis d'un one-man show sur l'UTMB (j'ai adoré le passage sur le défilé des finishers de l'an passé qui portent la polaire-des-finishers).
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| Panoramique du hall B : quelle foule! |
Direction..., euh, comme les autres, on est un peu paumés au milieu de cette immense foule. Nos bracelets devraient théoriquement nous permettre d'accéder au sas 7-9h mais nous ne pouvons rapidement plus progresser et sommes bloqués au niveau des 9-11h mais EN DEHORS DU SAS!
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| Elle est loin cette arche de départ! |
St Etienne - St Christo (16km)
5 km sur route, on se croirait aux 20kil ou au marathon de Paris, je me demandais alors comment cela aller se décanter... Survient la première montée (vers Sorbiers) au milieu des champs enneigés : la vue est magnifique, le chemin étant large et les coureurs en forme ça passe bien. Pause photo en haut : c'est la carte postale!
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| THE photo typique de la Saintélyon! |
Ensuite cela se corse , l'évitement de plaques de verglas et des tas de neige crée de mini-mono-traces dans des chemins pourtant larges et cela piétine pas mal. Nous chaussons enfin les EzyShoes, ce qui permet de dépasser dans les tas de neige et d'éviter les glissades sur le verglas mais il faut rester prudent.
Cependant, des ralentissements voire des arrêts apparaissent, et il n'est pas toujours possible de les contourner sans risquer de bousculer un autre coureur. Donc pas de prise de risque ni d'incivilité, on prend le temps d'apprécier les paysages, enfin, d'éclairer les champs de neige avec la frontale quoi!
St Christo
km16 - 2h04 de course - 4124 soit 122 places gagnées
km16 - 2h04 de course - 4124 soit 122 places gagnées
2:04 pour arriver à St Christo. 16' de plus que prévu mais compte-tenu des conditions c'est tout à faire correct. Bien que nous n'ayons pas à ravitailler, Nico veut passer au ravito. Il est surpeuplé, nous nous ravisons, n'attrapons qu'un thé vaguement tiède et repartons. Et cela bouchonne dès la sortie de la tente!
St Christo - Ste Catherine (12km)
C'est la partie la plus élevée de la course, les conditions promettaient d'y être difficiles et nous n'avons pas été déçus. Jusque Ste Catherine ce sera neige, congères avec des déclinaisons "boue", j'aime! Par contre, de vrais bouchons se créent à l'approche des difficultés du terrain. Le rythme ralentit très sévèrement, il faut parfois tracer droit dans les flaques pour éviter d'attendre. On se refroidit du fait de ces pauses imposées et aussi parce que le vent souffle fort!
De petits groupes de supporters se sont rassemblés le long du parcours, autour d'un feu ou de voitures, ils sont vraiment cinglés! ;-) C'est vraiment génial!
Ste Catherine
km28 - 4h03 de course - 3782 soit 342 places gagnées depuis le dernier ravito, 566 depuis le départ
km28 - 4h03 de course - 3782 soit 342 places gagnées depuis le dernier ravito, 566 depuis le départ
Ce chrono me déprime, nous n'avançons pas.
À cet endroit je suis censé faire le plein d'eau mais nous n'arrivons même pas à identifier l'endroit ou cela peut se faire! C'est la foire d'empoigne pour ne serait-ce qu'une demi-banane verte et une soupe tiède. Les coureurs se bousculent en se jetant des "PARDON!!!" pressés et pressants sans même se regarder. Les bénévoles frigorifiés et courageux (bravo à vous les bénévoles et les spectateurs, vous avez assuré!) semblent un peu dépassés. Je pense qu'ils ne sont pas assez nombreux et ne disposent pas de suffisamment de moyens pour que tout se passe bien.
Exaspéré par tout cela je suis à deux doigts de lâcher l'affaire mais :
1. Il me reste de quoi aller jusque Chaussan
2. Nico donne le signal du départ
=> Alors go!
1. Il me reste de quoi aller jusque Chaussan
2. Nico donne le signal du départ
=> Alors go!
Tout de suite après le ravito, cela monte fort mais le chemin est assez large alors nous pouvons doubler. Nous rattrapons Giao qui raccroche les wagons, c'est cool de retomber sur des copains.
Cependant la progression ralentit à nouveau beaucoup. La Saintelyon rassemble des bouophobes par légions, nous traçons dans les flaques dès que possible mais je perds Nico et Giao dans ces passages.
C'est ensuite un festival de gadins, et cela empire dans le très accidenté et très réputé bois d'Arfeuille.
Ce qui n'en empêche pas certain de prendre des risques inconsidérés (quelques beaux vols planés sans conséquence) voire de gêner les actions de véhicules de secours afin de grappiller quelques secondes/places. Bravo!
Certains font carrément du 4 pattes et même si mes EzyShoes font merveille je redoute de le faire faucher par derrière lors de la glissade incontrôlée d'un coureur me suivant. Je double comme je peux en essayant de garder les distances avec les autres et ne pas les gêner. On croise très régulièrement des blessés, à priori léger.
La neige disparaît, la boue revient, les chemins s'élargissent, je peux à nouveau courir à mon rythme. Le corps n'est pas trop mal, les gênes rencontrées lors de la préparation sont là, mais "en veille". Je me dis que le plus dur est passé (sauf le bois de la Dame mais il ne s'agit que de 2 ou 3 km), que l'on va pouvoir donner. Et c'est la qu'un nouveau chemin de champ revu en single de par la présence de flaques de boue réapparaît, avec les contraintes expliquées ci dessus.
Chaussan
km37 - 5h47 de course - 3228 soit 554 places gagnées depuis le dernier ravito, 1120 depuis le départ
km37 - 5h47 de course - 3228 soit 554 places gagnées depuis le dernier ravito, 1120 depuis le départ
Bilan rapide : Mon genou gauche est sensible, le mollet droit dur, mon dos contracté mais cela ne m'empêche pas de courir dès que je le peux. Je me suis hydraté correctement et alimenté conformément au plan. Mon équipement remplit son office et je ne ressens le froid que lorsqu'il faut piétiner longuement. Bref, tout va plutôt bien.
Mais le ravito est encore plus exigu et bordélique que le précédent, la foule compacte se marche littéralement dessus, la soupe manque (j'aimerai bien ne pas côtoyer ces mêmes personnes en temps de guerre...). C'est trop, j'en ai assez. Je croise Morgan qui veut m’emmener avec lui pour une ballade entre potes. Je lui dis un peu sèchement ce que je pense de la STL (désolé mon vieux si le ton était un peu rude) et sors immédiatement de la tente.
Instant de réflexion
Mon horizon de course tourne désormais autour de 10h30 de course, j'ai certes beaucoup dépassé (plus de 1100 concurrents depuis le début et de plus en plus au fil de la course) mais il y tant de monde devant! Et je sais que les prochains 11 voire 20 prochains km ne permettront pas forcément de dérouler... Je ne voulais pas dépasser 10h de course pour ne pas finir complètement cassé alors je prends une décision : arrêter.
Chaussan - Lyon (en bus...)
Un bénévole croisé par là m'indique la tente des "rapatriables" et me dit qu'une navette passera vers 6h, soit 10 minutes plus tard. Dans la tente, c'est le silence de mort, entre les frigorifiés qui grelottent et les blessés qui se massent les articulations ou les muscles. Moi qui n'ait ni froid ni mal, je récolte des regards étonnés!
La navette sera annoncée peu avant 7 heures (par qui je ne sais pas, tout le monde s'est levé d'un coup) et il faudra la chercher. Elle laissera sur place un bon nombre de rapatriables faute de places assises suffisantes.
Lyon (~7h30 du matin)
Une fois descendu de la navette, je retrouve mon sac à la "consigne" : les sacs sont posés à même le sol humide, sous la neige, et personne ne me demandera de présenter mon étiquette justifiant de la propriété du sac que j'emporte. Une seule bénévole s'occupait du lieu et je ne la voyais même pas lorsque je suis ressorti du parc... Heureusement j'avais emballé mes affaires de rechange dans des sacs congélation, elles sont sèches!
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| La foire aux sacs de sport! |
Pour la douche ce n'est pas mieux : trois petits vestiaires de 6 douches pour les 12000 coureurs. À l'heure ou je m'y rends, à peine 10% des coureurs sont arrivés et les vestiaires sont déjà blindés et souillés. Je ne demande pas le luxe mais si peu de moyens pour un si grand évènement c'est vraiment léger!
A titre de comparaison, les grandes courses ou les grands triathlons auxquels j'ai pu participés cette année font tous plus grand cas de ces aspects. Je n'ai trouvé le même niveau d'organisation que dans de très petites courses, mais la convivialité était là, ainsi qu'un prix très modéré!
Bref, le rapport (qualité+plaisir)/prix est vraiment très faible.
Bref, le rapport (qualité+plaisir)/prix est vraiment très faible.
Après une petite sieste au chaud dans le hall d'arrivée bondé je quitte les lieux, sans même récupérer le panier repas, je suis écœuré par cette organisation bling bling qui met l'accent sur la mise en scène (spots pub la veille avant le départ avec une remise de prix sortie de nulle part, l'arrivée avec le speaker, les flashs, le bla-bla) et sacrifie le reste (ravitos sous-dimensionnés et de piètre qualité, suivi live inopérant alors qu'il était mis en avant, douches insuffisantes, consigne "sauvage"). Les capacités d'accueil d'un tel évènement ne sont pas extensibles à l'infini et il me semble qu'elles ont été largement dépassées.
De même que le nombre de coureurs que le parcours peut accueillir.
Y a des choses qui vont sans dire, et encore mieux en le disant : je ne me plains ni des conditions météo largement prévisibles et anticipables ni du terrain : j'étais venu pour en baver! Et j'avais prévu de le faire en ne ravitaillant que deux fois en eau donc peu de dépendance vis-à-vis de cela. Mais sur 70km je dois quand même y passer...
N'ayant pas les jambes pour courir devant, comme 90% des coureurs, je m'abstiendrai donc désormais de participer à de telles courses de masse afin de pouvoir vraiment prendre du plaisir! Chacun son kiff!
Histoire d'égratigner aussi les participants, je n'ai vu que trop de papiers d'emballage et tubes de gel sur les chemins. C'est inadmissible et pourtant l'organisation avait distribué des poubelles portables et rappelé l'importance de garder le parcours propre. Espérons que les organisateurs n'exploiteront pas les habitudes de cochon de quelques uns pour éviter de balayer devant leur porte comme on a pu le voir ailleurs à la fin de l'été...
Et ensuite?
Le point super positif est que je vais pouvoir reprendre l'entraînement plus vite que si j'avais été au bout et entamer un cycle de développement de la vitesse de base, réintégrer plus de vélo dans le programme et peut-être m'aligner sur les corridas de la fin de l'année.
Ils l'ont courue et ont été au bout!
Lamiricoré : SaintéLyon 2012 entre Jackpotes...
Grego : quick post
Giao : à venir
Noostromo : à venir
Cours toujours : à venir
Mangeur de cailloux : à venir
Franck : à venir






C'est désolant cette organisation :(
RépondreSupprimerOui c'est le mot, gâcher ainsi une si belle et si ancienne épreuve...
SupprimerVu comme ça, ça fait beaucoup moins rêver d'un coup ! Maintenant tu sais que tu n'y reviendras plus... Bonne récup !
RépondreSupprimerJe suis tombé de très haut, moi qui voulait justement courir des courses conviviales loin des grands messes parisiennes
Supprimerben mince ; on t'as pas prévenu qu'il y avait plus de 10000 dossards à la STL ?
SupprimerAh ah! *joker*
SupprimerPrésenté comme ça, ça ne donne plus envie. Ce n'est pas l'idée que je me fais du trail. Ton article aura au moins eu cette utilité.
RépondreSupprimerTrail ou course nature ou mi-route mi-chemin je ne saurai qualifier cette course. Il faut aller lire les CR de ceux qui l'ont appréciée, et il y en a beaucoup!
SupprimerPas terrible tout ça. Comme les autres ça me dit beaucoup moins d'un coup. je pense que c'est le gros problèmes avec les grosses courses, trop de monde, organisation dépassée, comportement de consommateur (je paye, je fais ce que je veux).
RépondreSupprimerC'est exactement ça ! Approche commerciale marketée a mort, un plateau d'élite, des grands noms qui s'y associent et les coureurs... A oui les coureurs! Qui? Les clients en fait... qui du coup se comportent comme tel. Et quand cela déborde (cf. Cet été là-où-vous-savez) on les taxe de ne pas voir l'esprit alors que l'organisation a vendu son âme au diable. La boucle est bouclée!
SupprimerJe suis tombé de ma chaise en lisant ton article. Je suis tout à fait désolé. C'est bizarre car l'on se sent en tant que "rhonesalpin" un peu responsable de ce qu'il s'est passé. Mince alors... Je suis triste que l'organisation n'ait pas été à la hauteur de tes attentes pour cette épreuve. Cela dit je vois que tu vas pouvoir te remettre en selle rapidement, tu as énormément de ressources. Courage !!
RépondreSupprimerNan mais ne vous flagellez pas les "locaux", vous n'êtes responsables de rien! Sauf d'avoir un paysage magnifique qui attire les foules même quand il fait nuit et qu'on ne le voit pas :-)
SupprimerJe partage un certain nombre de tes constats Seb, je suis passé rapidement en mode ballade en voyant toute la cohue. Dommage pour Chaussan, j'ai essayé de te rechercher en sortant de la tente pour retenter ma chance, mais tu avais disparus.
RépondreSupprimerBonne reprise, à bientôt
Morgan
Tu as fait un excellent choix et je suis content que tu ais trouvé ton bonheur dans cette ballade. Tu ne m'aurais malheureusement pas fait changé d'avis. Nico m'avait déjà emmené sans le savoir un ravito plus loin que je ne voulais aller... bonne recup!
Supprimermoi aussi je la prends un peu mal cette critique.
RépondreSupprimerC'est une course que j'aime beaucoup, même avec ses défauts, et que je "vends" avec plaisir. Alors lire que ça s'est mal passé, surtout à cause de l'organisation, c'est pas top.
Les sac entreposés dehors, c'est inacceptable ! Et s'il avait plu ???
je n'ai pas vue les douches, mais tous les ans ce sont les même reproches de "dimensionnement" .Il faut vraiment qu'ExtraSport change ça !
Surtout que je n'ai pas vécu la même course, surement parce que j'ai appliqué les bons conseils des copains qui l'avaient déjà faite (se placer tôt au départ, sauter le premier ravito). J'aurais du insiter là dessus... car ça donne 2500 personnes entre nous au départ d'après le suivi live et 3200 à Saint Christo!
Mais cela ne m'a pas empêché d'être pris dans les bouchons sur les crêtes dans le monotrace à travers les congères.
Bon il y a quand même quelques point positifs dans ton CR, et tu gardes le bénéfice de la grosse prépa pour attaquer 2013 sur les chapeaux de roues ! (enfin pas trop vite quand même. il faut digérer la course et les kilo de l'entrainement)
Bah faut pas mon canard! C'est pas toi qui l'organise même si tu la vends bien ;-)
SupprimerQuand je lis que pour les douches c'est tous les ans pareil là par contre je grince des dents!!!
Toi tu as vécu la course comme un "local", moi comme un couillon de parigot, bien fait pour moi!
On a certes mer de le départ a force de discuter et d'attendre dans le hall mais si nous avions été devant avec vous, deux autres ne seraient pas entré dans le sas... le départ est moisis c'est tout!
Quand on parle de bouchons et que je regarde ma trace je vois des endroits ou nous sommes arrêtés 1, 2 voire 3 minutes!
J'ai mis 1h40 pour faire les 8 bornes entre Ste Catherine et Chaussan a rattraper des chuteurs/eu ses et a flipper qu'on me ta le par derrière! Ils étaient venus cueillir des champis ces gens en semelles slick?
Bref, no stress, je suis déjà sur la prepa de l'année prochaine (sans Sainté par contre)
Je comprends ta déception et te connaissant, je sais que tu n'attends pas que l'on "déroule le tapis rouge" lorsque tu es à un ravito.
RépondreSupprimerUne telle course est un engagement tout d'abord financier (mais ceci est une autre débat) puis lorsque l'on suit ta préparation, l'engagement sportif n'est pas anodin, un coureur vis, pense, et imagine sa future course durant de nombreuses semaines, et voir que la course n'est pas à la hauteur du minimum que l'on est en droit d'attendre, accentue plus encore cette déception.
Certes l'organisation des courses n'est pas évidente mais les coureurs ne sont pas un troupeau de vaches sur les chemins de la transhumance !!
Tout a fait Maya, je n'avais besoin que de 2.5l d'eau et d'un truc chaud de temps en temps donc je pouvais zapper les ravitos mais même cela j'ai eu du mal a l'avoir. Si c'etait a refaire je partirai en autonomie totale avec le sac de rando et les chaussures de marche ;-)
SupprimerEn effet, l'orga n'est pas a la hauteur de l'engagement des participants.
Je n'en ai pas parlé avant mais même le programme d'animation du hall A était limite par rapport aux coureurs surtout le speaker qui faisait le malin... sans parler du faux comique / vrai runner ou l'inverse qui t venu faire son mariole devant les milliers de runners qui allaient s'elancer sur la sainté...
Désolé que cette édition ne soit pas à la hauteur de ce que j'ai pu vendre l'année dernière. J'avais vu sur Facebook ta photo des consignes et j'étais assez surpris. En effet, l'année dernière, tout était sous tente (mais aussi bien surveillé que cette année).
RépondreSupprimerAprès, il est vrai que l'organisation veut voir trop grand par rapport à son concept et va devoir diminuer le nombre de participants (voire, faire des départs par sas, pour espacer un peu plus les participants?). Enfin, dans tous les cas, tes remarques suscitent une remise en cause de l'organisation au risque de devenir une course-calvaire...
Cela me peine de voir que l'orga a regressé! En effet, bcp de gens m'ont vendu cette épreuve mais ils n'y sont pour rien, les conditions différent pour chacun (cf. Julien, Mich' et les autres) surtout quand on a pas a se coltiner consigne et douches...
SupprimerDéjà si les sas fonctionnaient ce serait un plus. Ensuite il pourrait y avoir des vagues comme cela se fait ailleurs.
C'est vrai qu'a ce stade je ne conseillerai pas cette course :-(
Bonjour,
RépondreSupprimerMon avis :
Je ne me suis pas servi des douches, n'habitant pas trop loin et rentrant seul en voiture. je n'ai donc pas d'avis ;)
J'ai trouvé les "consignes sacs" moi aussi scandaleusement sans surveillance et à l'air libre. Heureusement pour moi, mon sac était encore dans le camion, au sec.
Question détritus, j'ai été moi aussi choqué par le nombre de papier et autres emballages qu'il y avait par terre, surtout que, comme tu le dis, l'organisation avait pris soin d'OFFRIR un sac à déchets à tous les participants !!!
Pour le repas de fin de course, il y avait apparemment du progrès par rapport à l'an dernier, en qualité et en quantité, ce qui prouve quand même que les organisateurs sont à l'écoute...
Enfin, pour le reste de l'organisation, je crois que la météo, associé au nouveau système de départ "Relais+Solo" en même temps, ont amplifié le phénomène des bouchons, déjà bien présents habituellement, provoqué une saturation des ravitos et finalement engendré pas mal de désagréments. Mais quel devrait être la taille d'un ravito capable d'absorber un rythme de 5 coureurs à la seconde, rythme de passage à St Christo et à Ste Catherine !!!!
Je m'étais mis en mode balade dès le départ, sachant très bien que l'objectif chrono était irréalisable à la vue des conditions, et j'ai réellement couru à mon allure après Soucieu :P
Mais ça ne m'empêche pas d'adorer cette course si particulière et son ambiance ;)
En effet, chacun vit "son" expérience et je crois que j'ai tiré le gros lot :-)
SupprimerJe découvre l'histoire du relais+solo, peux tu m'en dire plus? Qu'est ce qui a changé?
Pour les ravitos, sans faire d'étude de processus il faut éviter la manutention, ne pas limiter les tables sur un seul cote de la tente, indiquer ou se trouve quoi et surtout plus de bénévoles ou moins de coureurs!, et pour cela il y a un travail énorme a faire en amont. Comparé a d'autres épreuves j'ai l'impression qu'il y en a eu. C'est aussi le job de l'orga de les trouver/motiver
Tout d'abord : bravo ! Car tu as quand même couru une distance plus qu'honorable, de nuit, dans le froid, la neige et la boue, c'est pas donné à tout le monde ! Je suis déjà admirative, car je dois l'avouer, déjà avant ton récit, ça ne me tentait pas du tout !
RépondreSupprimerCe qui m'attire dans le trail, c'est la nature, les paysages ... Alors je préfère en profiter de jour :)
Donc bravo, j'insiste !
Pour ce qui est de l'organisation de la course, tu m'as l'air très objectif dans ce que tu décris. Et c'est assez stupéfiant pour un événement d'une telle envergure. Inadmissible est bien le mot. Regrettable. Vicitimes de leur succès ? Sans doute, mais ça n'explique pas tout.
Alors on peut effectivement prendre le parti de le faire en mode ballade, comme certains ont pris parti de le faire, c'est une attitude très positive. Mais c'est quand même dommage, et certainement pas le but au départ : quand on se prépare des mois assidûment pour un tel événement, ce n'est pas pour aller flâner le jour (ou la nuit devrais-je dire) venu !
Espérons que tu sois entendu, et que cela change !
Merci Val tu es bien indulgente, je n'ai en fait aucune patience et très peu d'indulgence ;-)
SupprimerSurtout quand on vit pour préparer une épreuve depuis 3 mois je te l'accorde :-)
Si j'avais voulu me ballader et admirer le paysage j'y serai allé en petit groupe (pas plus de 1000 quoi :-P ) et de jour... L'argument de la ballade est presque fallacieux, moi je ne mentirai pas et dirai que Si je mets un dossard c'est pour essayer de faire un chrono dont je puisse être content, a mon petit niveau!
Mais quand même je trouve très fort tous ceux qui ont réussi a rebondir sur l'option ballade entre potes, ca je ne sais pas faire. J'ai trop mauvais caractère! :-)
tu as calmé mes ardeurs pour 2013, je suis déçu pour toi car je sais que tu t'étais entrainé dur et je te sens très remonté. Je suis sûr que tu sauras rebondir pour 2013
RépondreSupprimerYep JAJ, j'ai plein de projets, pas de soucis! N'hésite pas a tenter le coup en 2013 car après le tableau noirissime que j'ai brossé et en appliquant les bons conseils des Saintelyonnais tu trouveras cela Génial ;-)
SupprimerC'est exactement ça ! S'entraîner dur et longtemps pour connaître et vivre autant de déception, c'est juste inconcevable. Il ne s'agissait effectivement pas de faire une balade et de prendre ton temps, il s'agissait de mettre à profit tes longues heures d'entraînement, de courir du mieux possible et surtout de vivre cet incroyable événement dans les dimensions que tu attendais et espérais. Je comprends tellement ta déception et ton abandon !
RépondreSupprimerMalgré tout, je partage l'avis de Valérie : tu as couru pratiquement 6h dans la nuit, le froid, la neige, la boue et tout ça avec un mental qui tu as dû remotiver après chaque déception. C'est fort, vraiment fort !
Bravo Sébastien ! Et comme tu le dis : avec ta belle préparation tu vas vite pouvoir te consacrer à un autre objectif ! Ca me rappelle quelque chose :)
Oh Sandrine ça vient de faire tilt! oui je vois ce dont tu veux parler, je n'avais pas fait le parallèle avant... A quelques détails près quand même, genre un facteur 10 en ce qui concerne la distance parcourue et les sous engagés... ;-)
SupprimerTout a fait, maintenant on se remotive pour les prochains défis!
Bon entraînement !
Tu nous livres là un CR dur mais je crois qu'il faut aussi dire les choses car les compétitions de trail, c'est pas non plus le pays des bisounours. Par certains aspects, ton récit me rappelle quelques souvenir...Julien a raison, tu as fait une bonne prépa et c'est toujours cela de pris, pour le fun, la vraie joie de courir entre potes : viens au off hivernal du taillefer trail team ! Il y aura de bons ravistos, des douches et surtout que des mecs sympas :-)
RépondreSupprimerJe suis content de lire tes mots Fab car en effet on nous sert trop souvent la soupe au tranxen du trail peace and love... Les gens sont la avec un p.... de dossard pour cavaler, pas pour acheter du terrain! La cordialité s'évapore avec les km et ca bouscule dans les singles... pas de quoi en faire un drame, pas de quoi edulcorer non plus :-)
SupprimerCa risque de faire court pour le off du TTT mais je renouvellerai mon adhésion car même si je vais donner la priorité au tri, j'adore courir et pedaler en nature De jour et surtout de nuit mais pas au milieu d'une foule compacte
+1 !
Supprimerhttp://terredetrail.fr/cr-course-off-1km-apres-l-autre/503-un-nicois-sur-le-plateau-matheysin.html
pour avoir passé la nuit avec l'amiricoré, cette vidéo n'est pas une fiction !
Le plaisir avant tout! Et tu as bien fait d’arrêter. Toutes les conditions que tu évoques on fait que tu ne garderas pas un bon souvenir de cette Saintélyon..Mais si tu aimes courir en montagne il existe bien d'autres formats plus intimistes, comme les OFF mentionnés ci dessus...Et pourquoi pas venir faire le Trail des passerelles en juillet 2013? ;)
RépondreSupprimerEn effet... j'avais commence 2012 par une course qui ne m'avait pas plu (Icetrail) surtout parce qu'il y avait trop de monde (coïncidence!) Et je la finis par une course que je n'ai pas aimée non plus. Heureusement il y en a eu plein d'autres qui m'ont plus entre temps... La Sainté plus jamais? Ne soyons pas définitifs mais il en faudra des arguments pour me faire reprendre un dossard, euh non une chasuble (quelle idée aussi...) sur c'te course...
SupprimerLes passerelles? Pourquoi pas :-) Quelle date?
Dommage qu'un si dur entrainement se termine comme ça mais comme de nombreuses réponse l'ont dit rien ne sert de courir sans plaisir, d'autant plus sur des passages où apparemment beaucoup ne sont pas sorti indemne !
RépondreSupprimerAu fait j'attends avec intérêt ton calendrier 2013 !
Yep, pas de plaisir*, moi pas courir ;-) (* : notion subjective propre à chacun)
SupprimerPourle calendrier, il est là : http://running.sebrom.org/p/calendrier-2013.html
Je suis content d'avoir pu courir les 30 premiers kilomètres avec toi ; tout seul, ça m'aurait encore plus gonflé cette partie !
RépondreSupprimerPeut être que si on n'était pas perdu avant Saint Genoux, j'aurai pu te convaincre d'aller plus loin (en fait, j'étais persuadé qu'on ne pouvait pas abandonner à Saint Genoux, la faute à un CR de l'an dernier que j'ai lu dans le TGV)
Moi aussi, j'étais content qu'on ait fait un bout de chemin mais je ne pense pas que tu aurais réussi à refaire naître la motivation en moi vu comment j'étais ultra-gavé... Bravo encore à toi par contre pour avoir réussi à passer au dessus de tout ça parceque tu soupirais/soufflais encore plus fort que moi face à ces embouteillages ;-)
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