Garmin Triathlon de Paris 2012


Après deux galops d'essai sur les distances Sprint (750m - 20km - 5km) à Versailles et Moisson (tiens il faudrait que l'en finisse le CR...), le récent mais très renommé Triathlon de Paris était le plat de résistance de ma première saison de triathlon. Ayant été sélectionné par Garmin, nouveau partenaire de la course, pour faire partie de leur équipe Amateur, l'ensemble s'annonçait comme une grande fête. Mais divers évènements en ont fait tout autre chose...
Virus!
Déjà, à J-9, ma semaine d'affûtage se termine brutalement avec l'apparition de symptômes qui iront en s'amplifiant : fièvre, courbatures, maux de tête, vertiges. Diagnostic sans appel le dimanche 1er juillet : virus donc repos et alternance ibuprofène/paracétamol pendant 3 voire 4 jours :-(
A J-4, allant un peu mieux, je vérifie auprès de mon médecin que je pourrai prendre le départ sans risque. Il me le confirme, sans réserve!
En plus de m'avoir coupé dans mon programme, cette interruption m'aura empêché de monter et surtout de roder de nouveaux pneus et de nouvelles chambres à air car les miens sont fatigués... Pas très grave me dis-je, sauf que...


Préparation - la veille
L'organisation globale de l'évènement n'est pas, à mon avis, au top : il a fallu faire la queue trois fois le samedi pour retirer le dossard puis déposer le vélo puis récupérer la dotation (les cadeaux). Mais du coup, je n'avais qu'à finir la préparation de ma zone de transition le dimanche matin, sauf que...

J'en ai profité pour aller causer avec le staff d'Isostar, rencontré au Miroglio Caffé quelques mois plus tôt, et faire quelques emplettes pour le lendemain.

Garmin a accueilli les heureux sélectionnés sur son stand et nous a offert à chacun quelques goodies dont la toute nouvelle Garmin 910XT \o/. Superbe cadeau s'il en est de la part de cette très sympathique, jeune et dynamique équipe! Sauf que...


Jour de course
Réveil un peu tardif, métro qui reste bloqué 10 minutes à Kléber et me voila dans la zone de transition alors que tous les triathlètes de ma vague de départ (numéro 2, bonnets jaunes) sont déjà partis! Je jette mes affaires plus ou moins en vrac, sous la pluie et  sans prendre le temps de vérifier ni préparer mon vélo. Il faut impérativement que je parte (un arbitre me menace de carton...) en courant avec la combi sur le bras pour les rejoindre : 2km barefoot puis enfilage de la combi sur peau humide, l'horreur!
Je tente de mettre en route ma Garmin et je verrais plus tard que je me suis trompé dans le paramétrage du mode multi-sport. Je saute de la berge avec d'autres retardataires car le ponton est plein de concurrents et l'heure tourne!
Voyant des nageurs en train de passer le pont Alexandre III je demande au kayakiste "serre-file" si la course est partie. En effet, elle l'est comme le confirme ma montre : 8h14! :-(


Natation
Pas le temps de se poser de question, j'"enroule" les épaules, je lance les bras, je compte les trois temps et exhale fortement. La nage se met en place et à part quelques mouvements de brasse pour me repérer à mi-parcours, je nage (enfin) comme à l'entraînement dans cette eau trouble.
Nager dans la seine n'est pas si terrible même si le peu d'eau entré dans la bouche m'a donné de beaux hoquets ;-) Je rattrape les brasseurs et quelques crawleurs et tout se passe bien, je négocie les dépassements sans trop de peine, jouant des coudes et évitant les mandales par la même occasion ;-)

A chaque respiration je peux apercevoir les quais et les bâtiments environnants, le tout dans un grand calme. Le bruit de la ville est atténué et seul un canot à moteur des pompiers de Paris nous dépassera.

Le Pont d'Iéna arrive vite et le courant s'intensifie entre les piles du pont. Ayant nagé à l'extérieur je dois vite couper droit vers la rive, donner des bras et des jambes pour ne pas dépasser le ponton et sortir correctement.

Et voila, la natation est passée, il faut s'extraire de la combi et courir rejoindre le vélo!


Vélo
Après une très longue transition (600m de course plus mes affaires pas prêtes à cause du retard du matin) je suis content de monter enfin en selle. Après quelques coups de pédales, j'avale un Energy Shot Grenadine d'Isostar, quelques goulées de boisson énergétique pour faire passer le goût de la Seine et boum, il faut envoyer.
Au bout de 3km j'ai trouvé mon rythme et je suis "monté" dans un petit train bien dynamique avec Christophe du club (c'est vraiment cool d'appartenir à un club, les membres s'encouragent tout le temp le long du parcours) et un certain Stéphane qui donnait plein de bons conseils et encourageait tout le monde. Nous avons joué à Pac Man en remontant beaucoup de coureurs et même pas mal de concurrents partis dans la première vague 20 minutes avant nous. Beaucoup de crevaisons et quelques chutes car la chaussée est encore très humide.


Et là, c'est le drame!
Au km 18, ma roue arrière donne des signes de faiblesse : CREVÉE!!!
Évidemment, comme je me suis pressé le matin je n'ai pas le bon raccord sur ma bombe anti-crevaison ni même ma pompe :-( Je pense alors abandonner car des trains entiers de vélos passent, ça me démoralise. Je commence à marcher vers un carrefour où j'aperçois des bénévoles, à 500 mètres et je tombe alors sur deux gars en train de réparer. Je leur emprunte le raccord pour mettre un coup de bombe anti-crevaison car sinon le retour sera long... J'abandonne même le reste de ma bombe anti-crevaison à mon samaritain car je me dis que je n'en aurais plus besoin.

Je repars tranquillement et je commence à voir passer les avions de chasse de la troisième vague, ils filent! Au troisième ou quatrième wagon, l'appel est trop fort, je saute dans la roue et je relance la machine.
Le Pac Man reprend, c'est meilleur pour le moral mais ma roue arrière sous-gonflée me freine, surtout dans les virages où j'ai peur de l'accident :-/
Je finis avec un petit groupe de la vague 3, je pense en rester là car j'imagine être à 15 voire même 20 minutes du temps que j'aurai pu faire sur la base de mon début de vélo. Mais ce n'est que mon estimation subjective car j'ai tellement merdé avec ma 910XT que je n'ai en fait aucune idée précise de mon chrono.


Transition et course
Arrivé dans l'aire de transition, je pense lâcher l'affaire mais ma femme m'acclame et me pousse à continuer même si la motivation s'est envolée. Je prends le temps de me sécher les pieds avant de chausser puis de partir tranquillement (10km/h sur le premier kilo!) puis d’accélérer un tout petit peu mais je manque cruellement de motivation alors je vais juste croquer tranquillement, au train, quelques concurrents, rien de folichon. Même les encouragements de Philippe du club ne m'aident pas à relancer durablement...


Petite accélération à la fin quand même et je suis surpris de voir qu'il manque 1,4km au parcours.
Je me suis rendu compte après coup que c'était en fait prévu afin de compenser les très longues transitions imposées par la configuration des lieux. Je franchis la ligne d'arrivée un peu malgré moi...


Bonne surprise
Je réalise alors le temps affiché par le chrono géant qui trône à côté de l'arrivée : 2h38!!! Alors que je m'attendais à beaucoup beaucoup beaucoup plus

C'est une excellente surprise finalement car, sans anticiper les embûches rencontrées, je m'attendais plutôt à 2h45 d'après mes temps d'entraînement et des précédents tri Sprint. J'aurai pu faire sub-2h30 sans crevaison et en partant à l'heure en natation :-/

Le point nutrition
Je suis resté fidèle à mes produits testés et approuvés à l'entrainement ainsi que pendant mes premiers tri :
  • Gatosport Chocolat de Fenioux avec un thé au miel en guise de petit-déjeuner
  • Boisson d'attente Fenioux
  • Energy shot Grenadine d'Isostar en T1
  • Boisson Isostar Orange pendant le vélo
  • Gel Isostar Cola vers la fin du vélo
  • Gel Fenioux Magnésium au début de la course à pied
  • Boisson Isostar "Acid Lactic Stopper" pendant la course à pied
Aucun coup de barre, aucune crampe et une récup' rapide, le bonheur quoi!


Happy end
Au ravito de fin de course, je croise plusieurs membres du club et ensuite je retrouve rapidement mon épouse puis Salvio, Philippe aka Jahom et Philippe d'Unik Sport puis JP. On refait la course, Salvio me propose déjà de nouvelles destinations ;-)


Merci à Garmin pour son accueil "VIP", aux bénévoles et spectateurs.
Bon courage aux organisateurs pour améliorer le Tri de Paris qui mériteraient mieux, tout de même.
Un énorme merci à mon épouse pour m'avoir soutenu et motivé malgré le lever à l'aube et les conditions climatiques ;-)


Prochain Tri : soit le X Tri de Ghisonaccia le 18 août, soit à Sartrouville le 9 septembre.

9 commentaires:

  1. Tu as raison, ce triathlon merite mieux ... on peut commencer pas modifier la partie natation? ;) de tout facon bravo pour avoir termine dans des condition pas optimal.

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    1. LOL! Sans la natation dans la Seine ce ne serait plus le Tri de Paris ;)

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  2. Dommage pour ces petits soucis. Moi qui n'aime pas trop la foule durant les courses, je me pose des questions sur ma participation à celle-là. Je te rejoins sur l'esprit club, quand on se croise dans le parc on discute et pendant la course on s'encourage, c'est super sympa.
    Sinon bravo pour ta course, la section triathlètes de la runnosphère compte de plus en plus d'adhérents ;)

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    1. Complètement d'accord avec ce que tu dis, j'ai du mal aussi avec ces grands rassemblements mais en même temps difficile de construire une saison sans ces grands rendez-vous. Et contrairement à une épreuve de running ou même à d'autres tri, ce départ par vague, avec un grand espace permet de ne pas se sentir au milieu d'une grande foule, c'est vraiment bien. Idem avec les parcs à vélos (3 grands au total), je dirai même que globalement je me suis senti comme au tri de Moisson où nous étions 200 mais dans un tout petit espace.
      La runnosphere mute de l'intérieur :-)

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  3. Bin dit donc, on peut dire que tu peux être tranquille pour les prochains tri, car tu les a toutes faites là!
    En tout cas, bravo quand même d'avoir persévéré et d'avoir été jusqu'au bout! Et avec un chrono super apparemment! Chapeau!

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    1. Thanks Greg!
      J'ai conjuré quelques mauvais sorts sur ce coup là en effet ;-)
      Super chrono, je n'irai pas jusque là mais meilleur que mes espoirs annoncés avec une grosse marge de progression donc happy!

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  4. Hé bien, tu les as accumulées les galères ! Bravo d'avoir fini, c'est ça aussi l'esprit sport, finir, même si l'objectif est (semble-t-il) loin.

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  5. Bonjour.
    Cela me semble très intéressant. Mais je partage également l’avis des autres internautes, c’est très difficile de participer à un évènement où il y a tellement de monde. Bien que ce ne soit pas mal de rassembler tout ce beau monde, c’est assez difficile de se concentrer sur sa course quand il y a une distance de moins d’un bras entre les gens.
    A+

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    1. Finalement l'effet de masse se sentait plus avant l'épreuve que pendant, grâce au départ (involontairement) échelonné et a la largeur de la Seine.
      Mais je suis d'accord sur le fait de rechercher plus les petites épreuves...

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